En ce 1er juin, le marché des Creator-led brands est en pleine ébullition. D'une part, Mcfly & Carlito se lancent dans l'agroalimentaire avec les chips Brosti : 6 saveurs différentes, dont « Jambon Beurre », « Couscous Merguez » et « Fraise Chantilly » pour les plus originales. D'autre part, Squeezie, Lena et Inoxtag lancent « Ciao Energy », le segment boissons énergisantes de Ciao Kombucha, une alternative plus naturelle aux propositions traditionnelles du marché, déployée en une gamme de 6 goûts à partir de 1,49 €.
Au-delà d'être des Creator-led brands, c'est-à-dire des marques créées par des créateurs de contenu, Ciao et Brosti partagent un ADN commun. Derrière leur développement, un même homme : Cyrille Jacques, CEO de Banger Ventures. Expert de la distribution et de la grande consommation depuis vingt ans, il a créé Banger Ventures en 2025 pour accompagner la création de Ciao Kombucha. En s'unissant à des créateurs de contenu, il offre son expertise d'un secteur encore très traditionnel à une nouvelle génération de marques qui, avant le succès fulgurant de Ciao, peinaient encore à s'imposer chez les acteurs de la grande distribution.
SocialRama a rencontré Cyrille Jacques, l'occasion d'évoquer les coulisses des chips de Mcfly et Carlito, de revenir sur le succès de Ciao Kombucha et de s'interroger sur l'avenir des Creator-led brands.

L'arrivée des chips de Mcfly & Carlito
SocialRama. – Quel a été le rôle de Mcfly & Carlito sur le projet ?
Cyrille Jacques. – Ils se sont impliqués à toutes les étapes, ils ont participé à toutes les réunions : le testing, le choix des saveurs, les Comex, les Codir… Ils ont mangé des tableaux Excel toutes les semaines. Et cela, ce n’est pas forcément évident pour des gens qui ne viennent pas de cet univers-là. Franchement, je vois rarement des créateurs aussi impliqués.
Quel est le plan de route pour le lancement des chips ?
Mcfly & Carlito ont tourné un making-of assez poussé qui va être diffusé en même temps que la sortie des produits. On voulait montrer à quel point ils ont été impliqués dans le développement : les tests, les choix de saveurs, les arbitrages produits… Ils ont passé des journées entières à goûter des chips au vinaigre, à discuter de l’épaisseur idéale… Le lundi 1er juin, c’est la mise en rayon. On a des milliers de points de vente, donc c’est difficile de tout coordonner, mais l’idée, c’est de pouvoir commencer à en trouver en magasin. Il n’y a aucune exclu niveau distributeurs (NDLR : on les trouvera notamment chez Auchan, Carrefour, Casino, Franprix, Monoprix, Leclerc, Intermarché et Coopérative U) ; certains mettent plus de temps à comprendre et vont encore passer à côté de la fête, mais ça, ce n’est pas grave.

Comment garder le secret autour de la marque de chips de Mcfly & Carlito ?
Contrairement à Ciao Kombucha de Squeezie, qui avait créé un effet de surprise assez fort au lancement, Mcfly & Carlito en parlent depuis tellement longtemps que les gens ont l’impression d’avoir suivi le projet dès le départ. Les gens connaissent leurs références, leurs goûts, leurs blagues autour des chips… On pourrait presque dire que le produit a été co-construit avec leur audience, même si elle n’a pas participé directement aux décisions.
« Les chips font partie de leur univers depuis des années. Donc quand ils annoncent ça, il n’y a pas vraiment de surprise, ça paraît presque naturel. »
Il y a 2 ans, ils avaient tourné une vidéo d'une heure en immersion dans l'usine Bret's. Et ils ont toujours déclaré adorer les produits de la marque sans que ça passe par un partenariat rémunéré. Pourquoi Mcfly & Carlito ne se sont-ils finalement pas associés à Bret’s ?
Il y a bien eu des discussions entre Bret’s et Mcfly & Carlito, mais finalement elles n’ont pas abouti. Honnêtement, avant le succès de Ciao Kombucha, beaucoup d'acteurs de la grande conso ne croyaient pas aux marques de créateurs. Bret’s n’a sans doute pas suffisamment cru au potentiel du projet et ils ont pu craindre un impact négatif sur leur image en s’associant à des créateurs de contenu.

À un prix de 2,49 euros en supermarché, c'est plutôt cher, non ?
Oui, on peut dire que le prix est plutôt en haut de la fourchette. Mais on a une vraie volonté de rester accessible, on n’est pas du tout sur de l'épicerie fine. Elles sont plus premium que les chips classiques, mais on est loin des références ultra-haut de gamme.
Le marché des chips est ultra-concurrentiel, n’est-ce pas un énorme challenge d’y lancer une nouvelle marque ?
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