Aux États-Unis, la promotion non signalée (ci-dessous) par la créatrice Alix Earle (5.9 M sur Insta) pour les compléments alimentaires Cymbiotika, marque dont elle est devenue actionnaire, relance le débat sur les failles réglementaires de la Federal Trade Commission (FTC). Si l'autorité américaine impose d'expliciter tout lien d'intérêt matériel, aucune directive sectorielle ne codifie précisément la divulgation de participations au capital (equity) ou de mécanismes d'intéressement au chiffre d'affaires, laissant les créateurs opérer dans une zone grise où l'investissement personnel est souvent confondu avec un avis spontané.

Cette situation fait écho aux défis d'application du droit français issu de la loi du 9 juin 2023 encadrant l'influence commerciale. Alors que l'Hexagone impose les mentions obligatoires et systématiques « Collaboration commerciale » ou « Publicité » dès lors qu'une contrepartie financière ou en nature existe, la prise de participation, ou encore l'autopromotion de sa propre marque, brouille les frontières traditionnelles du placement de produit. Lorsqu'une créatrice ou un créateur vante une entreprise dont il ou elle détient des parts ou la propriété complète, l'absence de mention explicite flirte potentiellement avec la pratique commerciale trompeuse par omission.


Recevez nos analyses et nos décryptages, chaque semaine.
Inscription en cours... Vérifiez votre boîte mail pour confirmer votre abonnement.
Partager cet article
Le lien a été copié !