AQuatre est une chaîne YouTube de vulgarisation de sciences sociales et de sociologie. Son but est d’aider le grand public à mieux comprendre « le monde, soi-même et son cerveau via la science ». Nous avons échangé avec sa créatrice (la moitié du duo qui compose la chaîne), à l'occasion du programme BetHer. BetHer est un bootcamp qui favorise la diversité dans la Creator Economy et qui a accompagne 15 créatrices émergentes chaque année, nous vous en parlions ici.
YouTube
Compte principal : YouTube
Catégorie : Information, Documentaires et Enquêtes
Nombre d'abonnés : 96,2 k sur YouTube
Nombre de collaborations commerciales sur les 3 dernières vidéos : 3
Vues moyennes sur ses 9 dernières vidéos : 325 k
Retrouvez AQuatre dans notre sélection de Pépites YouTube
Trois mots qui te définissent ?
Ce qui me caractérise, c’est de vouloir tout à la fois rechercher l’objectivité de la science, être très travailleuse et parfois obsessionnelle quand il s’agit de créer des contenus, tout en gardant le fun, la passion et le plaisir. On est deux sur la chaîne avec mon copain. On écrit et on réalise à deux. Le nom vient de la feuille blanche A4 sur laquelle on écrit toutes nos idées au départ.
Si tu n’étais pas créatrice, que ferais-tu ?
J’ai fait une école de commerce avec un master en production audiovisuelle. Je me serais naturellement dirigée vers le documentaire.
Quelle est la compétence indispensable dont ta communauté n’a pas conscience ?
Être très multitâche. On s’occupe de tout de A à Z : mails, micro-entreprise, idées, miniatures, relations marques, c’est vraiment 15 métiers différents.
Quelle est la plus grosse erreur de tes débuts ?
S’être éparpillés en voulant traiter plein de sujets sans lien (jeux vidéo, cinéma, science), ce qui faisait que personne ne comprenait de quoi parlait la chaîne. Ce que cela m’a enseigné, c’est qu’il faut choisir un domaine et le travailler à fond.
Quelle est ta mesure de performance personnelle ?
Être vraiment fière de la vidéo pour se détacher des statistiques YouTube. Côté données, je regarde les vues et surtout le taux de clic sur les miniatures.
Quelle serait ta collaboration de rêve ?
Rencontrer des scientifiques, visiter des laboratoires de recherche ou explorer le domaine spatial, par exemple la sociologie de la vie en communauté fermée dans l’ISS.
Qu’as-tu fait récemment uniquement pour l’algorithme ?
Changer ma dernière miniature. Celle qui me plaisait artistiquement avait un mauvais taux de clic, donc j’en ai refait une plus « YouTube friendly » qui a mieux fonctionné.
Tu viens de terminer le programme BetHer, qu’en retiens-tu ?
J’ai été très positivement surprise par la densité du programme et le niveau des intervenants. La première chose que je retiens est un conseil de Nota Bene, qui nous a souligné l’importance de considérer YouTube comme un vrai business et de structurer son activité comme un métier dès le premier jour. Ensuite, la nécessité d’inscrire son travail dans le temps long et de persévérer sur des sujets qu’on aime. Enfin, savoir gérer le rythme et la charge de travail. La création prend beaucoup de temps, pour ma part elle prend tout mon temps libre, les soirs et les week-ends, car je suis en stage à côté, tandis que mon copain, lui, est à temps plein dessus.
Qu’apporte le fait d’être en petit groupe de créatrices ?
C’était très rassurant de se retrouver à 15 filles passionnées qui pensent à YouTube matin, midi et soir, et de se rendre compte qu’on n’est pas seule. Cela permet de créer du réseau pour s’entraider sur tous les sujets. On sous-estime l’importance de l’entraide.
Que vas-tu changer suite à cette formation ?
Mieux se structurer, prendre de l’avance, poser la stratégie à trois mois, un an ou cinq ans, et définir des personas.
Où te vois-tu dans dix ans ?
Toujours sur YouTube, mais en étendant le concept vers le documentaire, des projections au cinéma ou des rencontres avec des chercheurs.
Demain, tu penses vivre complètement de ton activité ?
Oui, c’est le but. Si j’étais seule, ce serait déjà le cas, mais étant deux sur la chaîne, on continue dans cette direction pour bien en vivre à deux.
Quels créateurs aimerais-tu nous faire découvrir ?
J’en citerais deux. Dans ma niche, il y a Gnooki, qui fait de la vulgarisation philosophique pour mieux se comprendre et comprendre le monde, et CroustiJu, qui fait de la vulgarisation en sciences sociales. On est plein et c’est génial de pouvoir s’entraider. Il y a un truc hyper sain à notre échelle de petits créateurs. On est tous dans le même bateau et il faut s’entraider. On essaie d’aider les gens et de faire du bien avec nos contenus, alors il faut que l’on s’entraide pour ça aussi. C’est quelque chose qui nous dépasse.
Propos recueillis par Mathilde Girault.