L'agence Loopin et la plateforme Kolsquare publient une étude inédite analysant 95 765 profils de créateurs basés en France (comptant plus de 5 000 abonnés).

Alors que les femmes représentent près d'un créateur sur deux dans l'Hexagone, le rapport met en évidence un plafond de verre prononcé à mesure que la taille de la communauté grandit. Sur TikTok, la part des femmes passe de 70,8 % pour les comptes ayant entre 5 000 et 20 000 abonnés à 41 % pour les profils dépassant le million. Sur Instagram, cet écart s'étend de 57,3 % à 35,4 %. Dans le Top 100 YouTube français générant le plus de vues, seules 18 femmes figurent au classement, contre 43 hommes et 36 chaînes collectives ou institutionnelles.

L'analyse souligne également une sous-représentation verticale dans les thématiques à fort enjeu de débat public : les créatrices ne constituent que 21,6 % des profils dans la tech, 28,3 % en politique et 34,9 % en sciences, restant ultra-majoritaires dans la beauté (88,4 %), le bien-être (75,9 %) et la mode (72,7 %). Du côté de la monétisation, à audience équivalente (20 000 à 100 000 abonnés), le tarif proposé aux créatrices accuse un écart négatif atteignant jusqu'à 39 % sur YouTube, 40 % sur Instagram et 61 % sur TikTok.


Pour contrer ces disparités, la 4ᵉ promotion du programme d'accélération BetHer, soutenu par Orange et Engie et parrainé par la vulgarisatrice tech Estherium, accueille en résidence 15 créatrices spécialisées dans la transmission de savoirs et les sujets de société.

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