Le gouverneur de Californie, Gavin Newsom, a ratifié un texte promulguant des sanctions civiles et pénales à l'encontre des influenceurs qui omettent de déclarer leurs partenariats rémunérés à caractère politique. Alors que les budgets de campagne migrent massivement vers le marketing d'influence sur les réseaux sociaux, l'État américain entend mettre fin au astroturfing, la simulation de soutiens citoyens spontanés, en imposant une transparence stricte sous peine de poursuites judiciaires.
Cette décision fait directement écho au cadre juridique français, pionnier en la matière. En France, la loi du 9 juin 2023 visant à encadrer l'influence commerciale impose déjà la mention claire d'une collaboration sous peine de deux ans d'emprisonnement et 300 000 euros d'amende. Sur le volet purement électoral, le droit français va même plus loin : l'article L. 52-1 du Code électoral interdit toute publicité commerciale à des fins de propagande durant les six mois précédant un scrutin, proscrivant de fait les partenariats rémunérés entre candidats et influenceurs. Mais encore faut-il pouvoir identifier et prouver ce type de transactions...