Le candidat politique se veut influenceur, ou plus exactement créateur de contenu. Pour faire bouger l’opinion, il ne suffit plus d’être présent sur les réseaux sociaux, il faut surtout adopter les codes des créateurs de contenu et devenir son propre média.

Nous en avions fait la démonstration à l’automne dernier avec Zohran Mamdani, qui a remporté la mairie de New York en s’imposant comme créateur sur les réseaux sociaux. Sans le vouloir, il a écrit le mode d’emploi de ce nouveau paradigme de la communication politique. Son playbook va bien plus loin qu’une direction artistique aux couleurs pop : il sert à instrumentaliser les réseaux sociaux en média de proximité au service d’un suffrage local où l’authenticité et la proximité priment.

À travers une méthodologie propriétaire, détaillée plus bas, SocialRama analyse la capacité de nos candidats à adopter ce playbook pour bousculer les équilibres politiques en place. Sans jugement sur le fond des programmes, ni analyse politique, mais avec une grille de lecture issue de notre expertise de la creator economy, de l'approche du maire de New York et des mécaniques des réseaux sociaux, nous évaluons leur crédibilité en tant qu’influenceurs en analysant un échantillon de leurs vidéos au prisme de quatre dimensions :

  • L’authenticité du candidat à l’écran, car il ne suffit pas de se filmer face caméra pour être créateur ;
  • La cohérence de leur ligne éditoriale, car parler de tout, c’est parler de rien ;
  • Leur capacité à développer des collabs locales, IRL et URL ;
  • Et enfin, quatrième angle d’étude, leur capacité à résonner au-delà de leurs supporters, car convaincre un convaincu est nécessaire, mais pas suffisant.

De cette analyse qualitative, nous faisons un diagnostic du candidat en créateur, de ce diagnostic nous faisons score. De ce score, nous évaluons la capacité de chaque candidat à être crédible en tant que créateur de contenus.
C’est la CreatorCred, l’index de street credibility des candidats aux Municipales 2026.

Et aujourd’hui, c’est à Paris.

Paris (75)

Contexte : Paris est la première ville de France avec plus de 2,1 millions d’habitants. La municipalité est dirigée depuis 2014 par Anne Hidalgo. À l’approche des élections municipales, la compétition s’installe entre plusieurs prétendants issus de blocs politiques distincts. Rachida Dati (LR) et Emmanuel Grégoire (PS) figurent parmi les favoris, devant Sarah Knafo (Reconquête), Sophia Chikirou (LFI) et Pierre-Yves Bournazel (Horizons).

Pour cette analyse parisienne, nous avons sélectionné les cinq candidats qui se sont le plus mués en créateurs de contenu au regard de leur volume de publications vidéo et de leur présence régulière sur Instagram : @rachida.dati (197 720 abonnés), @emmanuel_gregoire (25 674 abonnés), @sarahknafo1 (511 867 abonnés), @sophia.chikirou (15 448 abonnés) et @pierreyvesbournazel (9 832 abonnés).

Paris est aussi la seule ville de notre étude où deux candidates disposent déjà d’audiences proches de celles d’influenceurs : Sarah Knafo dépasse les 500 000 abonnés et Rachida Dati approche les 200 000 (au moment de notre analyse). Cette base d’audience importante rapproche leur communication de celle de créateurs installés et renforce mécaniquement la visibilité potentielle de leurs contenus.

Détail des résultats par dimension

Score d'Authenticité à l’écran :

#1 @rachida.dati (83/100) #2 @sarahknafo1 (77/100) #3 @emmanuel_gregoire (70/100) #4 @pierreyvesbournazel (60/100) #5 @sophia.chikirou (50/100)

À Paris, le niveau d’appropriation des codes d’authenticité sur Instagram est globalement élevé. Rachida Dati, Sarah Knafo, Emmanuel Grégoire et Pierre-Yves Bournazel affichent des scores proches et montrent une bonne maîtrise de la grammaire vidéo des plateformes : face caméra direct, immersion dans l’espace urbain, formats courts incarnés et commentaires à chaud. Seule Sophia Chikirou s’en écarte davantage, avec un registre plus tribunitien et programmatique, qui laisse moins de place à l’exposition personnelle et aux formats spontanés caractéristiques des créateurs de contenu.

@rachida.dati assume une incarnation directe. Elle a été l’une des premières à dégainer des vidéos inspirées de Mamdani et des créateurs de contenu, avec son « vis ma vie » d’éboueur. Depuis, elle enchaîne : format « Dati Story » face caméra, séquence humoristique « avec José » à vélo électrique « en route vers l’Hôtel de Ville », prises de parole au restaurant ou en campagne dans les rues. Elle parle d’elle, de son parcours, de ses chances de victoire. Elle se met en scène comme personnalité centrale, avec un ton personnel et offensif. Cette approche correspond bien aux codes d’Instagram, où l’authenticité repose souvent sur la narration personnelle. Elle apparaît particulièrement à l’aise dans cet exercice, comme elle l’est sur un plateau de télévision.

sources: vidéo 1 vidéo 2 vidéo 3

@sarahknafo1 privilégie également l’incarnation frontale. Reportage à Barbès, intervention immédiate après une attaque à l’Arc de Triomphe, déambulation au Salon de l’Agriculture ou au stade Jean-Bouin : elle filme, commente, interpelle. La posture est immersive et réactive, proche des codes du journalisme embarqué.

sources: vidéo 1 vidéo 2 vidéo 3

Quant à la direction artistique, tant commentée, elle rappelle fortement celle de Mamdani : une esthétique « rétro » assumée, des polices vintage aux formes très larges et épaisses, en passant par la palette chromatique : un jaune orangé associé à une ombre offset rose-rouge. La vidéo de lancement de sa campagne, à la station Hôtel de Ville, est même un étrange clin d’œil à celle de Mamdani, à la station City Hall, le jour de son investiture. Interrogée à ce sujet sur France Inter début janvier, Knafo refusait la filiation directe mais déclarait qu’il y avait bien « une nouvelle manière de faire de la politique, en tout cas pour ceux qui vont gagner ».

sources: vidéo 1 vidéo 2 vidéo 3

@emmanuel_gregoire adopte un registre plus hybride : micro à la main, face caméra, mais aussi POV décalé (« ton candidat se prend pour Stéphane Bern »), kebab en main pour parler pouvoir d’achat... À ces séquences s’ajoutent d’autres formats hybrides, comme une vidéo de Saint-Valentin montée à partir d’extraits de films cultes tournés à Paris. L’ensemble traduit la volonté d’injecter des codes de culture web dans un discours programmatique.

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Focus : La dégustation de kebab, passage obligé des candidats influenceurs

Le moment de consommation de la street food s'est imposé dans le narratif des candidats. Ce genre de contenu est directement inspiré de la campagne de Zohran Mamdani à New York. Dans une de ses vidéos virales, Mamdani interrogeait des vendeurs de halal carts sur l’augmentation du prix du « chicken over rice », transformant un déjeuner de rue en démonstration politique sur l’inflation et le coût de la vie. Une écriture et un symbole repris par les candidats de gauche comme Emmanuel Grégoire ou Alma Dufour.

sources: vidéo 1 image 2 vidéo 3

Preuve de son omniprésence, l'humoriste Guillaume Guisset l'a intégré au coeur de sa vidéo parodique des campagnes des candidats à la mairie de Paris (« POV : ce candidat à la mairie de Paris »)

Le candidat RN, Thierry Mariani (que nous n'avons pas analysé en détail ici), s'est quant à lui servi de ce symbole dans une vidéo réponse à Emmanuel Grégoire où il annonce fièrement manger un kebab breton au cochon au Salon de l'agriculture.

sources: vidéo 1 vidéo 2 vidéo 3

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@pierreyvesbournazel mise sur l’interaction : échanges avec des habitants avant les vacances, acceptation des interpellations lors d’une prise de parole en public (« POV : un mélenchoniste t’interpelle »), annonces fortes sur le stationnement ou le Parc des Princes. L’incarnation existe, mais elle demeure très politique.

sources: vidéo 1 vidéo 2 vidéo 3

@sophia.chikirou opte pour une posture tribunitienne. Derrière un pupitre, face caméra, elle déroule un discours programmatique, soutenu par des infographies et animations qui viennent appuyer ses propositions. La candidate s’efface derrière son programme : l’authenticité repose davantage sur la force du discours que sur l’exposition personnelle ou l’interaction avec les habitants.

sources: vidéo 1 vidéo 2 vidéo 3

Score de Cohérence de la Parole :

#1 @emmanuel_gregoire (80/100) #2 @rachida.dati (50/100) #3 @pierreyvesbournazel (45/100) #4 @sophia.chikirou (40/100) #4 @sarahknafo1 (40/100)

Dans cette dimension, Emmanuel Grégoire obtient un score nettement supérieur, car sa communication est la plus utilitariste. Là où certains candidats utilisent Instagram pour se raconter ou occuper l’espace médiatique, lui s’en sert avant tout pour dérouler son programme. Les vidéos sont conçues comme des modules explicatifs qui viennent illustrer une proposition précise.

@emmanuel_gregoire développe ainsi le récit le plus structuré : fin des Airbnb au-delà de 90 jours, mobilité simplifiée, sport accessible, pouvoir d’achat, logement public. Les vidéos s’imbriquent dans une ligne claire d’union de la gauche et de continuité municipale.

sources: vidéo 1 vidéo 2 vidéo 3

@rachida.dati articule un axe central autour du changement, de l’autorité et de la reconquête de l’espace public (place de la République, salles de shoot, lutte contre l’antisémitisme). Mais les formats alternent entre récit personnel, attaque programmatique et communication nationale, ce qui dilue légèrement la cohérence thématique de l’ensemble.

sources: vidéo 1 vidéo 2 vidéo 3

@pierreyvesbournazel articule sécurité (tripler la police municipale), stationnement (rachat de 80 000 places), logement (60 000 biens remis sur le marché) et maintien du PSG au Parc des Princes. Les propositions sont identifiables et récurrentes, mais elles apparaissent souvent comme des annonces successives plus que comme les éléments d’un récit politique continu.

sources: vidéo 1 vidéo 2 vidéo 3

@sophia.chikirou défend un programme centré sur le logement, le périscolaire et l’accès à la fête. La cohérence idéologique existe, mais elle se déploie davantage sous forme de discours que de séquences illustrant concrètement ces propositions.

sources: vidéo 1 vidéo 2 vidéo 3

@sarahknafo1 concentre son discours sur le déclin supposé de Paris, la sécurité et la régulation commerciale. Toutefois, les thématiques varient entre sécurité nationale, identité, commerce, agriculture et récompenses politiques. La forme est maîtrisée, mais la colonne vertébrale programmatique apparaît moins clairement structurée.

sources: vidéo 1 vidéo 2 vidéo 3

Score de Collab Locale :

#1 @emmanuel_gregoire (40/100) #1 @sarahknafo1 (40/100) #2 @rachida.dati (35/100) #3 @pierreyvesbournazel (28/100) #4 @sophia.chikirou (13/100)

À Paris, la localisation fonctionne surtout comme un décor politique identifiable plutôt que comme un véritable levier de co-création avec des figures locales. Les lieux, marchés, rues, arrondissements, monuments, sont omniprésents, mais les collaborations structurées avec habitants, commerçants ou micro-figures locales restent limitées. À New York, la campagne de Zohran Mamdani reposait au contraire sur une mécanique beaucoup plus collaborative : chaque quartier devenait le décor d’une séquence coproduite avec commerçants, habitants ou micro-créateurs, identifiés et associés à la diffusion des vidéos.

@emmanuel_gregoire met en scène des marchés, des rues, des arrondissements et des figures politiques comme Bertrand Delanoë. Il se prête aussi à des formats plus immersifs : partie de five avec des habitants ou test vidéo du Parisien. Ces séquences permettent d’ancrer sa campagne dans la vie quotidienne parisienne, même si les habitants restent rarement co-créateurs des contenus.

sources: vidéo 1 vidéo 2

@sarahknafo1 investit fortement des lieux identifiables, Barbès, Arc de Triomphe, stade Jean-Bouin, avec une logique de terrain très visuelle. Les interactions avec les riverains renforcent la dimension locale, dans une approche qui rappelle certaines séquences de campagne de Mamdani où le candidat filme et commente directement depuis la rue.

source: vidéo

@rachida.dati privilégie les riverains confrontés aux nuisances, les commerçants ou certaines communautés. L’ancrage territorial existe, mais dans une logique de soutien ou de témoignage plus que de collaboration continue.

source: vidéo

@pierreyvesbournazel valorise régulièrement ses soutiens politiques nationaux (Gabriel Attal, Édouard Philippe). Cette stratégie élargit la visibilité de ses contenus mais dilue l’ancrage hyperlocal.

source: vidéo

@sophia.chikirou obtient le score le plus faible : les séquences sont majoritairement militantes ou médiatiques et mobilisent moins de figures locales identifiées.

source: vidéo

Score de Résonance :

#1 @sarahknafo1 (21/100) #2 @rachida.dati (19/100) #3 @emmanuel_gregoire (3/100) #4 @sophia.chikirou (1/100) #5 @pierreyvesbournazel (0/100)

Pour mesurer la résonance des Reels publiés par nos candidats parisiens, nous prenons comme unité de référence le nombre de vues du Reel le plus vu de la campagne à date. Chaque vidéo obtient ainsi un score de performance en résonance.

Les faibles scores de résonance d’Emmanuel Grégoire, Sophia Chikirou et Pierre-Yves Bournazel s’expliquent surtout par la performance exceptionnelle d’une vidéo de Rachida Dati, qui a dépassé les 4 millions de vues et reste la plus regardée de tout notre panel sur les municipales. Ils s’expliquent aussi par le nombre moyen de vues de ces trois candidats, plutôt faible.

@sarahknafo1 atteint, elle, des niveaux importants, avec plusieurs vidéos dépassant le million de vues.

sources: vidéo 1 vidéo 2 vidéo 3, chiffres arrêtés au 28 février

@rachida.dati enregistre le nombre total de vues le plus élevé de notre analyse avec plus de 4 millions de vues sur sa vidéo « à vélo avec José en route vers l’Hôtel de Ville ».

source: vidéo, chiffres arrêtés au 28 février

Viennent ensuite @emmanuel_gregoire, avec un niveau de vues moyen dépassant à peine les 100 000 vues, puis @sophia.chikirou (36 000 vues en moyenne) et @pierreyvesbournazel (15 000 vues en moyenne).

sources: vidéo 1 vidéo 2 vidéo 3, chiffres arrêtés au 28 février


CreatorCred' - Synthèse

À Paris, l’incarnation domine clairement la grammaire des campagnes Instagram. Rachida Dati et Sarah Knafo maîtrisent les codes du face caméra et de l’immersion, quand Emmanuel Grégoire adopte une approche plus hybride, mêlant culture web et pédagogie programmatique. Cette configuration distingue Paris des autres villes étudiées : là où Lyon ou Bordeaux privilégient encore des formats explicatifs ou institutionnels, les candidats parisiens s’approprient plus directement les ressorts narratifs des créateurs de contenu.

La cohérence éditoriale bénéficie surtout à Grégoire, dont la communication se veut utilitariste : Instagram devient un support pour dérouler des propositions concrètes plutôt qu’un espace de récit personnel. À l’inverse, Dati et Knafo privilégient une incarnation politique forte, plus proche des logiques de polarisation observées dans certaines campagnes à l’international.

Sur la localisation, la campagne parisienne reste paradoxale. Les lieux et les scènes de la vie quotidienne, marchés, rues, arrondissements, sont omniprésents, mais ils fonctionnent surtout comme des décors politiques. Contrairement à Bordeaux ou Marseille, où commerçants et habitants sont parfois davantage mis en scène, les collaborations locales structurées restent rares. La comparaison avec la campagne de Zohran Mamdani à New York est éclairante : là où Mamdani transformait chaque quartier en séquence coproduite avec habitants ou commerçants identifiés et taggés, les candidats parisiens privilégient encore une mise en scène centrée sur leur propre figure.

Enfin, la résonance confirme une tendance observée dans l’ensemble de notre étude : les formats les plus performants restent les vidéos offensives, immersives ou fortement personnalisées. Comme à Marseille avec Sébastien Delogu ou à Bordeaux avec Philippe Dessertine, les séquences où le candidat commente directement l’actualité génèrent les écarts de performance les plus marqués. À Paris, cette logique profite surtout aux formats incarnés, tandis que les contenus plus programmatiques peinent davantage à circuler dans l’algorithme.

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Analyse SocialRama, sources : Instagram, chiffres arrêtés au 28 février 2026

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//// Relire la méta-chronique sur l'élection de Zohran Mamdani :

De quoi l’élection de Zohran Mamdani est-elle le nom ?
La méta-chronique dévoile ce que les créateurs nous montrent, et ce qu’il faut en retenir pour vous et pour notre époque. Cette semaine, focus sur le nouveau maire de New York, Zohran Mamdani.

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