Après 15 ans chez Elephant, où il a notamment contribué au lancement d’Épicurieux avec Jamy Gourmaud, Gaël Leiblang vient de prendre la direction du pôle influence de Webedia-Elephant, alors que le groupe connaît une profonde transformation depuis le départ, l’an dernier, de son équipe dirigeante.

Webedia est aujourd’hui présent dans plus de 17 pays et revendique en France une audience de 31 millions de visiteurs uniques sur ses sites, 64 millions d’abonnés sur les réseaux sociaux et plus de 485 millions de vidéos vues par mois. Le groupe accompagne aussi une trentaine de talents exclusifs, comme Kameto, Joyca, Helydia, Mlle Fantasia ou Cossi, en France.

SociaRama: Depuis l’arrivée de Christian Bombrun, il y a eu beaucoup d’annonces, de départs et d’arrivées chez Webedia, en particulier ces derniers mois. Où en est-on aujourd’hui ?

Gaël Leiblang : Effectivement, ça bouge très fort, très vite. Au niveau du comex, il y a eu de nombreuses arrivées : Philippe Schmitt, qui reprend toute la régie ; Pauline Butor, à la création ; Ronan Dubois, sur les médias ; Cyril Morcrette, sur la data et l’IA. Emmanuel Chain est aussi devenu vice-président du groupe et Antony Dumas, qui était responsable de l’Espagne et du Mexique, est devenu directeur de l’international. Certaines fonctions sont passées au global, comme les RH ou le juridique.

Mais nous sommes sortis de ce moment de restructuration interne menée sous l’impulsion de Christian Bombrun : tout le monde est maintenant à son poste, toutes les personnes qui devaient arriver sont là, le comex est au complet. Cette période de réorganisation est donc terminée et c’est une nouvelle histoire, un nouveau chapitre qui démarre pour Webedia-Elephant, dans une période marquée par une grosse accélération du marché, boostée en particulier par l’IA et par la data.

Dans le domaine de l’influence plus précisément, comment définissez-vous le positionnement de Webedia aujourd’hui ?

Webedia-Elephant, c’est un groupe à part. Nous ne sommes pas qu’une agence d’influence. Nous avons vraiment trois activités : producteur, agence et média. Ce triptyque se retrouve quasiment nulle part. Donc c’est difficile d’expliquer exactement le positionnement du groupe, mais c’est ce triptyque qui fait toute notre force et notre intérêt, notamment vis-à-vis des talents que nous accompagnons.

Comme nous avons une dimension média, une cellule créa, une régie puissante, et toute cette volonté de convergence avec Elephant, nous sommes en mesure de proposer aux talents d’être coproducteurs sur des documentaires premium, de la fiction, des jeux.

Surtout, nous avons aussi envie d’aller plus loin, de ne pas nous arrêter à YouTube et TikTok, en étant accompagnateurs d’entrepreneurs.

Aujourd’hui, des créateurs sont à la fois coproducteurs et entrepreneurs : nous voulons les aider à trouver des financements, des partenaires, des experts pour leurs projets business. C’est un temps long, qui va se faire sur 2, 3 ou 4 ans.

Notre nouveau talent Kameto, par exemple, nous a rejoints parce qu’il avait très envie de se développer en dehors du gaming, d’aller sur d’autres territoires. Comme lui, nous accompagnons une trentaine de talents exclusifs. Et nous poussons aussi très fort pour développer les talents féminins : Helydia nous a rejoints récemment, mais je pense aussi à Mlle Fantasia, ou encore à Cossi et Shayvise.

Kameto, plus gros streameur français, a rejoint la team Webedia en janvier dernier.

Le rapprochement de plus en plus fort entre Webedia et Elephant incarne la convergence télé/digital : comment celle-ci s’opère-t-elle ?

Historiquement, nous avons amené Michel Cymes et Jamy Gourmaud de la télé au digital parce qu’ils avaient leur notoriété, leur thématique, tout comme l’a fait Samuel Etienne sur Twitch et avec qui nous collaborons sur de nombreux projets.

De l’autre côté, nous venons de faire un carton avec Joyca, qui a diffusé son format Une Étoile sur RMC. Ça a très bien fonctionné sur le linéaire et sur les rediffusions. Les chaînes doivent maintenant jouer la carte de l’audace. Elles ont vu Kaizen et le GP Explorer, elles doivent vraiment oser. Nous discutons avec pas mal de chaînes et de plateformes sur différents projets.

Au-delà de ça, nous avons aussi signé un deal exclusif avec AS Talents, l’agence d’Alexandra Schamis. Elle va représenter pour le cinéma et la fiction nos talents du digital. Et de son côté, elle peut avoir des comédiens qui ont envie de travailler sur le digital.

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